7 février 2001
Module laboratoire américain
Vol 5A; STS-98

Le 7 février 2001, la navette Atlantis s'envolait pour la mission 5A/STS-98, un périple au cours duquel elle allait parcourir plus de 8,5 millions de kilomètres et faire 202 fois le tour de la Terre. La mission avait pour objectif de poursuivre la construction de la Station spatiale internationale en livrant à celle-ci le module laboratoire de fabrication américaine. Atlantis a passé six jours amarrée à la Station pour permettre l'installation du laboratoire au cours de trois sorties dans l'espace.
Le laboratoire américain Destiny est considéré comme l'élément central de la Station spatiale internationale. Ce module d'aluminium -- qui mesure 8,5 mètres de longueur, pèse 14 tonnes et contient de nombreux bâtis devant abriter des expériences scientifiques -- contribuera en effet à remplir la mission première de la Station spatiale internationale qui contribue à établir dans l'espace la plus grande installation de recherche mondiale au profit de l'humanité toute entière.
Destiny donnera au Canada et à ses 15 partenaires de la Station spatiale l'occasion de poursuivre des travaux de recherche scientifique et technologique dans les conditions uniques de microgravité. Même si Destiny constitue essentiellement le poste de travail américain à bord de la Station spatiale, il sera aussi accessible aux astronautes et cosmonautes d'autres nationalités qui font de la recherche dans une vaste gamme de disciplines.
Sa contribution à l’ISS a valu au Canada d’obtenir une précieuse allocation de temps de recherche dans les laboratoires de haut calibre de la Station. Le Programme des sciences en microgravité (PSM) a été mis sur pied pour donner aux chercheurs de l’entreprise privée et des universités la possibilité d’acquérir de l’expérience dans la conception et le montage d’expériences et de matériel destinés à l’espace. Le PSM permettra aux chercheurs de mener des expériences en microgravité et obtenir ainsi des informations précieuses sur le système cardio-vasculaire, les os, le cerveau et les effets des rayonnements sur les êtres humains. Ces études permettant de trouver des solutions aux maladies comme le cancer ou l’ostéoporose, une dysfonction qui touche plus d’un million de Canadiens. D’autres expériences appuient la recherche permanente sur les protéines et les biotechnologies, les sciences des fluides et de la combustion, les nouveaux matériaux de même que la physique et la chimie fondamentales.
La navette transporte également un logiciel de robotique canadien destiné à la Station spatiale internationale (ISS). Cette technologie canadienne est essentielle pour permettre la manipulation de la nouvelle génération du bras robotique de l'ISS.
Il s’agit d’une étape importante dans la série de missions prévues pour les quatre prochains mois. Ces missions culmineront avec l’installation et l’opération du Télémanipulateur de la Station spatiale (SSRMS). cette la technologie robotique de pointe que constitue la contribution canadienne à la Station spatiale,. La mise au point du logiciel de robotique a été exécutée par MD Robotics de Brampton, en Ontario. Cette entreprise spatiale canadienne de premier plan est le maître d’oeuvre du SSRMS.
Un second élément canadien sera envoyé sur l'ISS durant la mission STS-98. Un dispositif électronique canadien, appelé Convertisseur de signal vidéo (VSC), sera installé lors d’une sortie dans l’espace par un astronaute américain. Ce dispositif permettra de convertir le signal vidéo des caméras pour le rendre compatible aux système de communications par fibre optique à l’intérieur du laboratoire Destiny. Le VSC a été mis au point et construit par CAE, en sous-traitance pour MD Robotics.